Hôpital privé
de la Seine St-Denis

L’hôpital privé de Seine-Saint-Denis formalise le peau-à-peau au travers d’un protocole

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Au pôle mère-enfant de l’hôpital privé de Seine-Saint-Denis, un établissement du groupe Ramsay Générale de Santé, le peau-à-peau a augmenté de 25 % depuis la mise en place, en 2017, d’un protocole encadrant cette pratique.

L’hôpital privé de Seine-Saint-Denis formalise le peau-à-peau au travers d’un protocole

Pratique en pleine expansion, le peau-à-peau consiste à déposer, immédiatement après sa naissance, le nouveau-né nu sur la poitrine de sa maman pour faire bénéficier à chacun de ses multiples bienfaits. « La température corporelle de la mère augmente lorsqu’elle est collée à son bébé, ce qui a pour effet d’augmenter la sécrétion d’ocytocine, dont l’odeur, proche de celle du liquide amniotique, guide le bébé vers le sein maternel », explique Isabelle Noël, cadre sage-femme, responsable du pôle mère-enfant à l’hôpital privé de Seine-Saint-Denis. Baptisée l’hormone du « lien », l’ocytocine est parée de nombreuses vertus : elle réduit le stress, accroît la lactation et, in fine, favorise l’établissement du lien affectif mère-enfant.

Encadrer le peau-à-peau

« Quand j’ai pris mes fonctions dans le service, le peau-à-peau n’existait pas vraiment, il relevait de la volonté de chaque sage-femme », se rappelle Isabelle Noël. Pour répondre à une demande croissante du peau-à-peau et en faire bénéficier un maximum de femmes et de nouveau-nés, la responsable du pôle mère-enfant décide donc d’élaborer un protocole encadrant cette pratique. Réalisé par un groupe de travail réunissant un pédiatre, un groupe de sages-femmes et un groupe d’auxiliaires de puériculture, ce document rappelle les règles de sécurité du peau-à-peau, ses indications et contre-indications. Car toutes les femmes ne peuvent pas faire du peau-à-peau avec leur bébé. « Celles dont le niveau de vigilance n’est pas suffisant, dont la fatigue est trop importante ou qui ont eu un accouchement particulièrement difficile » peuvent être exclues de cette pratique, cite la cadre sage-femme. Même chose si le bébé présente une détresse respiratoire. Lorsque le peau-à-peau est réalisable, des règles de sécurité bien précises doivent impérativement être appliquées : toujours réalisé en présence d’un tiers, avec une sonnette à portée de main de la mère, il fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des sages-femmes et auxiliaires de puéricultrice, qui doivent venir tous les 1/4h et noter l’état de la maman et du bébé.

Pour s’assurer du bon respect de ces règles, l’ensemble des professionnels de la petite enfance de l’hôpital privé de Seine-Saint-Denis a reçu une formation par les deux référentes Bloc obstétrical et Service suites de couches. Des pense-bêtes plastifiés figurent par ailleurs dans les salles de service et les salles d’accouchement pour une lecture immédiate.

Répondre à la demande croissante

Enfin, pour éviter que le bébé ne quitte sa mère trop longtemps entre la salle d’accouchement et la pesée, l’hôpital a acheté deux balances sur roulette et des bandeaux de peau à peau qui permettent de généraliser cette pratique. Et pas besoin de séparer l’enfant de sa mère pour sa toute première toilette. « La chaleur de la peau maternelle provoque une réabsorption de la graisse qui recouvre le corps du nouveau-né (le vermix), qui devient naturellement ‘tout rose’ », explique Isabelle Noël, dont le souhait « est que le peau-à-peau soit plus fréquemment proposé et que l’on réponde ainsi à la demande ».

Amélie Pelletier

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